20 Reichsmark Or : Cours et Prix en direct

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AcheterHistorique du cours de la 20 Reichsmark
Valeur intrinsèque basée sur le cours de l'or
Combien pèse une pièce 20 Reichsmark en or ?
La pièce 20 Reichsmark a un poids total de 7,9650 grammes. Ce poids inclut l'alliage complet de la pièce.
En tenant compte de sa pureté de 900/1000 (90,0 %), cette pièce contient exactement 7,1685 grammes d'or pur.
Quelle est la pureté d’une monnaie 20 Reichsmark en or ?
La pièce 20 Reichsmark possède une pureté de 900 millièmes, soit 90,0 % d'or fin.
Cette pureté est caractéristique des pièces frappées au/en Allemagne entre 1871-1915. Le reste de l'alliage (10,0 %) est généralement composé de cuivre pour renforcer la résistance de la pièce.
Avers

L'avers du 20 reichsmark illustre la diversité institutionnelle du Second Reich allemand (1871–1918). En vertu de la loi monétaire de 1871, les différents États fédérés conservaient le privilège de frapper leurs propres pièces d'or tout en respectant un étalon unifié.
Typologie des émetteurs et des portraits
Les émissions prussiennes (les plus courantes) : Arborent successivement les profils de l'empereur Guillaume Ier, de Frédéric III, puis de Guillaume II, tournés vers la droite, accompagnés de la titulature officielle en allemand (ex: WILHELM DEUTSCHER KAISER KOENIG V. PREUSSEN).
Monarchies confédérées : Les royaumes de Bavière et de Saxe mettent en scène leurs souverains respectifs (Louis II, Othon Ier, Louis III pour la Bavière ; les rois de Saxe successifs).
Les Villes Libres : À l'instar de Hambourg, de Brême ou de Lübeck, certaines cités affichent leurs armoiries historiques et urbaines sur l'avers à la place d'une effigie princière.
Signatures et ateliers : Les initiales ou noms abrégés des graveurs officiels figurent généralement de manière discrète sous le cou du portrait.
Revers

Contrairement à l'avers qui varie selon les États membres, le revers du 20 reichsmark est standardisé pour l'ensemble de l'Empire allemand, servant d'élément unificateur pour cette monnaie fédérale.
Héraldique impériale, ateliers et inscriptions
L'aigle impérial : Le champ est dominé par l'aigle impérial allemand aux ailes déployées, symbolisant la puissance de l'Empire unifié.
Légendes et valeur : L'inscription circulaire mentionne la puissance émettrice DEUTSCHES REICH, la valeur faciale 20 MARK ainsi que le millésime de frappe.
Les lettres d'ateliers allemands : L'origine de la frappe est identifiée par une lettre monogramme :
A : Berlin (atelier principal)
B : Hanovre (jusqu'en 1878)
C : Francfort-sur-le-Main (jusqu'en 1879)
D : Munich
E : Dresde puis Muldenhütten
F : Stuttgart
G : Karlsruhe
H : Darmstadt (jusqu'en 1882)
J : Hambourg
La tranche : Souvent gravée de la devise nationale prussienne et impériale GOTT MIT UNS (« Dieu est avec nous ») en relief sur de nombreuses émissions.
Versions et tirage
Guillaume Ier (Wilhelm I)
Guillaume II (Wilhelm II)
Guillaume Ier (Wilhelm I) - Frédéric III (Friedrich III)
Histoire de la pièce 20 reichsmark
Issu de l'unification allemande orchestrée par Bismarck, le 20 reichsmark est instauré par les lois monétaires de 1871 et 1873 pour doter le Second Reich d'un étalon-or national unifié, mettant fin au morcellement monétaire des États confédérés.
Métrologie et production fédérale
Spécifications techniques : Poids brut de 7,965 grammes pour un titre de 900 millièmes (or 90 %), soit une teneur exacte en or fin de 7,168 grammes. Son diamètre est de 22,5 mm.
Parallèle avec le Napoléon : Sa teneur en or quasi identique à celle du 20 francs français facilitait les règlements commerciaux internationaux à l'époque de l'étalon-or.
Dynamique d'émission : Frappé massivement entre 1871 et 1915 — l'or provenant en partie des indemnités de guerre versées par la France —, le volume s'est tarit net avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale.
Évolution des prix de la pièce 20 reichsmark ces vingt dernières années (2005 à 2026)
En tant que pièce d'or historique majeure, la valeur de base du 20 reichsmark suit fidèlement les fluctuations du cours spot de l'or, tout en ménageant une distinction claire entre investissement et numismatique.
Dynamique de marché et primes
Tendance haussière globale : Portée par la forte revalorisation du métal jaune sur deux décennies (passant de ~400 $ à des sommets historiques majeurs au-delà de 2 000 $ et 3 000 $/oz), la valeur intrinsèque de la pièce a été multipliée par quatre à cinq.
Deux marchés distincts : Les émissions courantes (prussiennes de Guillaume II) s'échangent avec une prime modérée de 5 % à 15 %. À l'inverse, les États rares (Brême, Lübeck) ou les faibles tirages bavarois et saxons atteignent des primes numismatiques spéculatives sans rapport avec le poids d'or.
Conseil d'acquisition : Pour l'investisseur patrimonial cherchant l'exposition au métal, cibler les types courants permet d'éviter l'écueil d'une prime de rareté difficile à récupérer à la revente.
Pourquoi investir dans la pièce 20 reichsmark ?
Le 20 reichsmark est une valeur sûre de la numismatique européenne d'investissement, offrant un fractionnement très pertinent.
Atouts stratégiques, fiscalité et points de vigilance
Alternative au Napoléon : Avec 7,168 g d'or fin, elle offre une granularité idéale et une excellente liquidité auprès des professionnels en Europe centrale et en France.
Cadre fiscal protecteur : Reconnue comme or d'investissement (titre $\ge 900$ ‰ et frappe postérieure à 1800), elle bénéficie d'une TVA à 0 % à l'achat et du régime avantageux des plus-values réelles (abattement de 5 % par an après la 2e année).
Vigilance rigoureuse : Attention aux contrefaçons (courantes sur les modules d'or de cette époque) et aux pièges de la prime numismatique sur les états de conservation intermédiaires ou les ateliers rares.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un 20 Reichsmark et un 20 Mark « Kaiser » ?
C'est une confusion fréquente. La pièce de 20 Mark en or émise sous l'Empire allemand (1871-1915) portant l'effigie des Empereurs (Guillaume Ier, Frédéric III, Guillaume II) ou des souverains des États allemands est techniquement un 20 Goldmark.
Le terme « Reichsmark » désigne la monnaie introduite plus tard, sous la République de Weimar et le IIIe Reich (période durant laquelle aucune monnaie d'or de circulation n'a été émise).
Sur le marché de l'or d'investissement, l'appellation « 20 Reichsmark » est un abus de langage courant pour désigner les 20 Mark Or de l'Empire allemand.
Pourquoi les pièces de 20 Mark Or présentent-elles des avers (visages) si différents ?
Avant l'unification monétaire, l'Empire allemand était composé de plusieurs royaumes, grand-duchés et villes libres (Prusse, Bavière, Saxe, Wurtemberg, Hanse...).
Si le revers arborait obligatoirement l'Aigle impérial (Reichsadler) commun à tout l'Empire, l'avers était réservé au portrait du souverain local ou aux armoiries de la ville.
La version la plus courante et la plus liquide sur le marché est celle du Royaume de Prusse à l'effigie de Guillaume II (Wilhelm II).
Le 20 Mark Or est-il équivalent au 20 Francs Napoléon pour un investisseur ?
Sur le plan financier, la pièce est très proche mais légèrement plus lourde. Elle contient 7,17 grammes d'or pur (pour un poids brut de 7,96 g), contre 5,80 grammes d'or pur pour un 20 Francs Napoléon or.
Elle s'inscrit dans la catégorie des pièces d'investissement européennes de taille moyenne. C'est un excellent véhicule de diversification pour ceux qui recherchent des titres adossés à la puissance industrielle allemande du XIXe siècle.
Certains effigies ou ateliers de frappe du 20 Mark Or ont-ils une prime numismatique ?
Oui, très nettement.
Alors que les versions prussiennes (Guillaume Ier et Guillaume II) frappées à des dizaines de millions d'exemplaires s'changent au plus près du cours de l'or métal, les pièces émanant de petits États allemands (comme la Saxe-Altenbourg, la Principauté de Reuss ou de Waldeck) ou les courts règnes (comme celui de Frédéric III en 1888, le « règne des 99 jours ») sont très recherchées des collectionneurs et affichent des primes numismatiques importantes.
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